"J’ai une salle de bains sur la poitrine, avec des femmes, en caleçon… La chair des femmes est rose, les caleçons sont tricolores… Un peu derrière l’épaule gauche, j’ai un serpent qui vient, qui passe sous mon bras, s’entortille autour d’un vase antique et vient me sucer le coeur… Là, j’ai un scorpion, plus bas, une étoile, et ce sont les signes des disciplinaires… Sur ce bras, j’ai un curé qui se ‘tord’ parce que, juste en face de lui et sur l’autre bras, il y a un paysan dont le nez est piqué par une guêpe… Ici, là, j’ai un mousquetaire, une hirondelle, un bracelet, un dé à jouer, une Andalouse, est-ce que je sais ? Mais mon plus joli tatouage, je le porte dans le dos… J’ai là tout un coin de l’oasis, avec un lion, une lionne, des palmiers, un sphinx, des pyramides, un cactus et un grand soleil, un beau soleil d’Afrique, qui se couche !"

Mémoires de Casque d’Or, in Chroniques du Paris apache (1902-1905)

(Source : antoinebrea)

Frantz Fanon
toseethesummersky:


SYNECHDOCHE, NEW YORK
Extrait du film “M le maudit” de Fritz Lang
mpdrolet:

Petros Kotzabasis
wetreesinart:

 Rashômon (1950). Directed by Akira Kurosawa.
"mais de même qu’un pas entraîne immanquablement le pas suivant, une pensée est la conséquence inévitable de la précédente et dans le cas où une pensée en engendrerait plus d’une autre […], il sera non seulement nécessaire de suivre la première jusqu’à sa conclusion mais aussi de revenir sur ses pas jusqu’à son point d’origine, de manière à reprendre la deuxième de bout en bout, puis la troisième, et ainsi de suite, et si on essayer de se figurer mentalement l’image de ce processus on verrait apparaître un réseau de sentiers, telle la représentation de l’appareil circulatoire humain, […] ou telle une carte, […] de sorte qu’en réalité, ce qu’on fait quand on marche dans une ville, c’est penser, et on pense de telle façon que nos réflexions composent un parcours, parcours qui n’est ni plus ni moins que les pas accomplis, si bien qu’à la fin on pourrait sans risque affirmer avoir voyagé et, même si l’on ne quitte pas sa chambre, il s’agit bien d’un voyage, on pourrait sans risque affirmer avoir été quelque part, même si on ne sait pas où."

— Paul Auster, L’Invention de la solitude

Arnau Blanch, Fantasmas, 2013.
darksilenceinsuburbia:


sub—real:

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"Je sais maintenant que la mort n’est pas la perte de la mémoire ; mais son apothéose. — L’apothéose de la lumière."

Edmond Jabès

Le Livre des Questions

(Le livre de l’absent. Première partie, p.83)

(Source : blogbgauth)