"« La découverte de l’environnement peut se faire en des lieux grandioses ou anodins, même les espaces les plus accoutumés se révèlent parfois inattendus et ouvrent des chemins de sens. Toute marche, même dans le quartier voisin, provoque la surprise, rien n’est jamais donné au marcheur, il va toujours au-devant de lui-même dans l’ignorance de la provision de mémoire qu’il engrange chemin faisant. Le temps d’une connivence sensuelle, marcher c,est habiter l’instant et ne pas voir le monde au-delà de l’heure qui vient.»"

— David Le Breton, Marcher. Éloge des chemins et de la lenteur, Métailié, coll. «Suite» Paris, 2012, p. 27. (via benoitbordeleau)

kikasz:

. by ibán ramón on Flickr.
"Celui qui s’attarde trop à examiner ses projets ne les exécute pas. Pas de meilleure recette pour écrire que l’écriture."

Adolfo Bioy Casares, Nouvelles démesurées (via deligne)

"On marche ; dire que l’on avance, ce serait beaucoup exagérer. On va. Sans progresser."

— Gil Jouanard, Cela seul, Fata Morgana, 2002, p. 66. (via benoitbordeleau)

Le chemin sans fin (el camino sin fin), série photographique de l’espagnol Ibán Ramón, de Valence.
Photogramme du film “Trans Europ Express” (Alain Robbe-Grillet 1966)

Still Looking For It


These photographs follow my recent four part series AS IT IS? Here I continue to question the nature and substance of the things I see and the idea of ITness itself. The bookwork, published in April 2011, is in an edition of 75 signed and numbered copies.
lostdetroit:

Desire Path, à Detroit, par le photographe Scott Hocking
"Le flâneur témoigne d’un imaginaire propre, entendu comme modalité d’après laquelle se fonde le rapport au monde, et comme conscience imaginante et imageante. Un imaginaire comme expression de résistance individuelle et sociale face au pouvoir, qui permet une esthétisation de la vie sociale. Un imaginaire qui se donne entres autres pour fonction de maintenir vivants les faits et gestes d’individus croisés lors de flâneries. Un imaginaire qui s’occupe à décrire, tels qu’ils sont perçus et interprétés, des êtres épars chez lesquels il devine des signes d’une ressemblance. Un imaginaire qui joue son rôle de lieu d’accueil d’une multiplicité d’identités. Un imaginaire guidé par une forme de sympathie et de souci de maintien du lien social. Je mentionne cela pour contrebalancer l’image du flâneur asocial, insensible et narcissique."

— André Carpentier, «Être auprès des choses. L’écrivain flâneur tel qu’engagé dans la quotidienneté», dans Révéler l’habituel. La banalité dans le récit littéraire contemporain, revue Paragraphes, no 28, 2009, p. 24. (via benoitbordeleau)